
Deux soirs par semaine, Corey Dennison et son groupe se produisent dans le club de blues mythique de Chicago, Kingston Mines. S’il affirme qu’il adore trainer chez lui, quand il monte sur scène, son énergie et son charisme ne laisse plus de doute : il a le blues dans le sang !
A Chicago, Kingston Mines est un célèbre club de blues, réputé pour son ambiance et sa musique qui dure jusqu’au petit matin. C’est ici que nous découvrons Corey et son groupe. Avec sa carrure, ses tatouages jusqu’au cou et sa voix grave, il en impose. Et pendant plus d’une heure, il se déchaine sur la petite scène et entraine toute la salle. Le public se met à taper du pied, danser et chanter avec lui. Les morceaux s’enchainent et Corey continue de mettre le feu, sans avoir l’air de se fatiguer, ni de vouloir s’arrêter. Sur scène, il veut tout donner : « I’m 100% on stage ! I’m so tired after, I drive to my home, off ! » (“Je suis à 100% sur scène ! Après, je suis vraiment fatigué, je conduis jusqu’à chez moi, vidé“).

Pour le bluesman, « play music, it’s a gift ! If people dance, I’m happy, I did my job. » (“Faire de la musique est un cadeau ! Si les gens dansent, je suis content, j’ai fait mon travail.“). Corey fait parti de ces musiciens pour qui le blues est une passion qu’il veut faire partager. « I live the life I love and I love the life I live », (“Je vis la vie que j’aime et j’aime la vie que je vis“) nous dit-il, référence à la chanson de Muddy Waters, un grand classique de blues. Ce soir-là, son enthousiasme est communicatif et son objectif est atteint : « If you had a bad day, come to see us ! Relax, smile and don’t worry about tomorrow… » (“Si t’as eu une mauvaise journée, viens nous voir ! Relax, souris et ne te soucie plus de demain… “). En plus, l’américain joue surtout des créations originales, qu’il a écrites lui-même avec son guitariste. Cette année, il a donc sorti son premier album “Corey Dennison Band“.
« If you cut me, there is blues in my veins »
Après son concert, Corey nous invite dans sa loge et nous dévoile ce qui se cache derrière son look de « bad boy » et ses yeux moqueurs. « I’m a home budy. When I don’t play music, I love to cook, play video games or with my dog, whash dishes… » (“Je suis un homme au foyer. Quand je ne fais pas de la musique, j’aime cuisiner, jouer aux jeux vidéo ou avec mon chien, faire la vaisselle…“), affirme-t-il. Mais dès qu’il monte sur scène, après une dernière cigarette, la bête de blues se réveille spontanément : « If you cut me, there is blues in my veins » (“Si tu me coupes, il y a du blues dans mon sang“), soutient-il. Cela fait seulement trois ans que le Corey Dennison Band s’est formé. Mais ce natif du Tennessee a de l’expérience, il a travaillé dur et ça se ressent.

A l’âge de 6 ans, il reçoit sa première guitare et souhaite imiter les grandes légendes du blues, tel que BB King, Buddy Guy ou encore Albert Collins. « I saw some of the greatest Blues musicians with my uncle and this is where I knew that I wanted to be a bluesman! » (“J’ai vu quelques légendes du blues avec mon oncle et c’est là que j’ai su que je voulais être un musicien de blues !“), raconte-t-il. Mais ce n’est qu’en jouant pendant plusieurs années aux côtés du guitariste Carl Weathersby que Corey se réalisa. « He’s my mentor, he taught me everything and what I do, it’s for him. He is my pop, I owe him everything. » (“C’est mon mentor, il m’a tout appris et ce que je fais, c’est pour lui. C’est comme un père, je lui dois tout.“), soutient-t-il. Aujourd’hui, Corey ne rêve qu’une d’une chose, pouvoir se produire en Europe, comme il l’a fait quelque fois par le passé. Selon lui, « European people love and listen music. Here, they just want to get drunk and scream on the singer » (“Les européens aiment et écoutent la musique. Ici, ils veulent juste être bourré et crier sur le chanteur“) ! Peu importe, cela n’empêchera pas Corey de continuer de chanter et de descendre dans la foule. Le blues, il aime ça et ça se voit !
Corey Dennison Band – Don’t say you’re sorry